Les fringales ne sont pas un manque de volonté
- Bloom Team

- 11 févr.
- 2 min de lecture
Beaucoup de personnes vivent des envies alimentaires intenses qu’elles ont du mal à contrôler. Ces moments sont souvent suivis de culpabilité : “Je n’ai pas assez de volonté.”
Pourtant, les fringales ne sont pas seulement une question de discipline. Elles sont souvent le résultat de signaux biologiques envoyés par le corps.
Comprendre ces mécanismes permet de changer de regard et d’agir plus efficacement.

Quand la glycémie fluctue
La glycémie correspond au taux de sucre dans le sang. Elle influence directement l’énergie et l’appétit.
Lorsque les repas sont très riches en sucres rapides ou insuffisamment équilibrés, la glycémie peut monter rapidement puis redescendre brusquement. Cette baisse peut provoquer :
Une sensation de fatigue soudaine
Une irritabilité
Un besoin urgent de manger
Une attirance pour des aliments sucrés ou gras
Dans ce contexte, le corps cherche simplement à rétablir son niveau d’énergie.
Le rôle des protéines et des lipides
Les repas pauvres en protéines et en lipides peuvent favoriser ces variations rapides. Ces nutriments contribuent à une sensation de satiété plus durable et à une libération plus progressive de l’énergie.
Quand ils sont insuffisants, la sensation de faim peut revenir plus vite, même si l’on a mangé peu de temps auparavant.
Le stress influence l’appétit
Le stress chronique modifie l’équilibre hormonal. Il peut augmenter l’appétit et orienter les choix vers des aliments réconfortants, souvent riches en sucre ou en gras.
De plus, le stress peut perturber le sommeil. Le manque de sommeil influence à son tour les hormones de la faim et de la satiété, rendant les envies plus difficiles à gérer.
Le manque d’énergie
Lorsqu’une personne est fatiguée, le corps cherche une source d’énergie rapide. Les fringales peuvent alors être un signal que les réserves sont basses.
Dans ce cas, forcer la restriction peut augmenter encore la tension autour de l’alimentation.
Comprendre pour mieux agir
Voir les fringales comme un signal plutôt que comme un échec change l’approche. Il peut être utile de se demander :
Les repas sont-ils suffisamment équilibrés ?
Y a-t-il de longues périodes sans manger ?
Le niveau de stress est-il élevé ?
Le sommeil est-il suffisant ?
En travaillant sur ces éléments, les envies peuvent diminuer progressivement.
Une relation plus apaisée avec l’alimentation
La culpabilité et la lutte constante peuvent entretenir le cycle des fringales. Une approche plus physiologique et progressive aide à rétablir un rapport plus serein avec la nourriture.
Conclusion
Les fringales ne sont pas un défaut moral. Elles reflètent souvent des déséquilibres liés à la glycémie, au stress ou à l’énergie globale.
En comprenant ces mécanismes, il devient possible d’agir sur les causes plutôt que de se battre contre les symptômes.





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